mardi 2 décembre 2014

Chacal

Marineland TV - Actu N°22 - Heureuse nouvelle : Naissance d'un bébé otar...

Le léopard : secrets d'un serial lover [National Geographic]

Un Tigre Attaque un Cerf

Une journée dans la vie d'un lion [National Geographic]

animaux sauvages (le zèbre)

le  zèbre
Comme le cheval ou l’âne, le zèbre appartient à la famille des équidés.
Le zèbre est un périssodactyle c’est-à-dire qu’il possède des doigts recouverts de corne en nombre impair.
Tous les équidés ont aujourd’hui un seul orteil, celui du milieu, muni d’un sabot massif et sur lequel le poids du corps est en équilibre.
Les zèbres vivent exclusivement en Afrique. On y distingue trois espèces :
  • Le zèbre de montagne (Equus zebra)
  • Le zèbre de Grévy (Equus grevyi)
  • Le zèbre de Burchell ou zèbre des plaines (Equus quagga, anciennement Equus burchelli)
La taille des zèbres peut varier entre 1,20 m et 1,60 m au garrot. Le plus grand est le zèbre de Grévy et le plus petit celui des plaines.
Zebre de Grevy
Le zèbre de Grévy est la plus grande espèce. © dinosoria.com
L’homme a essayé de domestiquer le zèbre mais les tentatives n'ont pas été une grande réussite.

Le Zèbre de Montagne (Equus zebra)

Ses oreilles sont plus grandes et sa robe soyeuse forme un pli caractéristique au niveau du cou. On compte deux sous-espèces : le zèbre de Hartmann et le zèbre du Cap.
Le zèbre de Hartmann (Equus zebra hartmannae) est confiné à la Namibie. La sécheresse est l'un des principaux facteurs du déclin de la population. Ce zèbre se défend vigoureusement contre ses prédateurs. On a observé un étalon qui, après avoir tué une hyène tachetée à coups de sabot, a continué de frapper la bête morte sur une distance de 100 m.
Le zèbre de Hartmann est grégaire et diurne. La population totale est estimée à environ 13 000 individus. Un étalon a une hauteur au garrot de 144 cm environ pour un poids maximum de 350 kg.
Le zèbre du Cap (Equus zebra zebra) avait pratiquement disparu au milieu des années 30. Sa population se reconstitue peu à peu dans des réserves. On compte environ 700 spécimens qui vivent essentiellement dans la réserve du Cap. La hauteur au garrot varie de 116 à 128 cm pour un poids de 230 à 260 kg.
Il vit dans les zones montagneuses.

Le zèbre de Grévy (Equus grevyi)

Il présente des rayures étroites et un ventre blanc ainsi que des oreilles arrondies. On pense qu’il fut le premier zèbre à évoluer peu après que les premiers équidés ont développé leurs sabots.
Alors que les deux autres espèces ont une vie sociale organisée en hardes, le zèbre de Grévy est plus solitaire.
On l’a baptisé ainsi car le premier spécimen décrit par les scientifiques fut un zèbre offert par le roi d’Ethiopie au Président français Jules Grévy en 1882.
Zebre de Grevy
Zèbre de Grevy. By kevinzim . (CC BY-SA 3.0)
Bien que protégée, cette espèce est toujours chassée pour sa peau. Il n’en reste que quelques milliers qui vivent dans le nord du Kenya dans des zones assez désertiques.
Le zèbre de Grévy se distingue des autres par la formation de petites hardes très fermées. Elles mélangent étalons, juments et poulains. Ils ne fondent pas de familles à proprement parler mais s’établissent sur un territoire dont ils refusent l’accès aux autres mâles territoriaux, n’accueillant que des femelles en rut.
Harde de zebres de Grevy
Harde de zèbres de Grévy. © dinosoria.com
Régnant sur un domaine assez vaste, jusqu’à 10 Km², l’étalon de Grévy est plutôt solitaire, ne tolérant pas les autres mâles si les femelles sont prêtes à s’accoupler.

Le zèbre de Burchell (Equus burcelli)

C’est le plus fréquent dans les plaines d’Afrique. Un mâle peut peser jusqu’à 300 kg. Au galop, il atteint 60 km/h. On estime que la population est d’environ 300 000 individus. Ce sont ceux que l’on trouve actuellement dans les plaines, au sud de l’Ethiopie et du Soudan, dans le centre de l’Angola et en Afrique du Sud orientale.
zèbre de Burchell
Zèbre de Burchell. © dinosoria.com
La taille au garrot varie de 130 à 140 cm pour un poids de 300 à 320 kg.

Les rayures du zèbre

Comme nos empreintes digitales, les rayures du zèbre lui sont propres : uniques, elles constituent une vraie carte d’identité qui assure la reconnaissance par les congénères.
Leurs dessins sont variables selon les espèces. Elles sont fines chez le zèbre de Grévy mais larges chez les deux autres espèces.
Depuis longtemps, les zoologistes tentent d’expliquer la présence de ces étonnantes zébrures incroyablement voyantes. Plusieurs hypothèses ont été émises.
Zebre
Chaque zèbre possède des rayures qui lui sont propres. © Emme Interactive
Actuellement, les scientifiques pensent que les rayures protègent les zèbres des piqûres de la mouche tsé-tsé. Cette piqûre est mortelle et transmet la maladie du sommeil.
C’est une hypothèse qui peut compléter celle du camouflage car quand on observe un zèbre dans une plaine, il se fond en fait très bien avec son environnement.
Pour d’autres scientifiques, les zébrures constituent des signaux à la fois optiques et chimiques dont la fonction majeure est d’aider à la cohésion de la harde.

Le zèbre est sociable

Les zèbres sont des mammifères grégaires avant tout. Ils vivent en hardes, par associations ou par familles. Sociables, ils paissent souvent avec d’autres herbivores comme les gnous.
Braire est pour le zèbre un geste social important, surtout lorsque la sécurité du troupeau est menacée.
Le zèbre de Burchell et le zèbre de montagne ont un mode de vie assez semblable. Il n’est pas basé sur la dominance territoriale d’un mâle mais sur la formation de clans.
Les zèbres de montagne constituent des groupes réduits, de 7 à 12 individus, avec un étalon à leur tête.
Tendresse entre zebres
Amitiés de zèbres. © Emme Interactive
Les zèbres des plaines forment eux de vastes troupeaux structurés autour du noyau familial. Chaque cellule familiale comprend le mâle, une à six juments et les poulains. Au sein de cette structure, l’étalon protège avant tout, plus qu’il ne domine.
Au sein de la harde, les amitiés se nouent grâce aux séances de toilettage. L’un des zèbres saisit la peau de l’autre et le gratte doucement avec ses incisives.
Harde de zebres
Vaste troupeau de zèbres en pleine migration. © dinosoria.com
Le contact physique est très important pour le zèbre de Burchell

L’étalon

Les jeunes mâles célibataires forment des groupes qui perdurent environ deux ans. Jeux et duels leur apprennent les techniques qui leur permettront de devenir chef de famille. Les étalons dominants seront ceux qui auront fait preuve de plus d’agilité, de rapidité et de réflexes.
Vers 4 ans, l’étalon est prêt à fonder une famille et part à la recherche d’une ou plusieurs juments.
Le combat entre étalons est un rituel immuable et nécessaire à la harde car elle a besoin d’un chef. La violence déployée par les mâles en cette occasion est impressionnante. Ils se mordent à la gorge et aux jambes jusqu’à ce que l’un des deux s’avoue vaincu.
Zebres
Les jeunes mâles célibataires forment des groupes. © dinosoria.com
La maîtrise des coups de sabot s'effectue dans ce cercle de jeunes mâles. Les étalons dominants exigent auprès de leurs semblables des preuves de soumission, sollicitées par des attitudes d'intimidation et annoncées par le dépôt d'un crottin près du rival.

La reproduction du zèbre

La cellule familiale est très stable. Entre les juments de la même famille, une hiérarchie est établie ainsi qu’entre les poulains d’âges différents.
Les juments peuvent mettre bas chaque année et sont disponibles pour une nouvelle saillie dix jours après l’accouchement.
Mais, en général, les juments ne mettent au monde qu'un petit tous les deux ans.
Femelle zebre et son petit
Une jument et son petit. © dinosoria.com
La gestation dure entre 390 jours pour le zèbre de Grévy, 330 à 375 jours pour le zèbre des plaines, 340 à 360 jours pour celui de montagne.
La femelle ne produit du lait que pour un seul petit. C’est pourquoi les orphelins ont peu de chance de survivre.
Lion
Les jeunes zèbres sont des proies faciles pour les lions. © dinosoria.com
A 15 jours, le jeune broute de l’herbe mais sa mère continue à l’allaiter jusqu’à l’âge de 7 mois.
Le jeune est très entouré par ses parents mais également par la harde. L’étalon veille avec une grande attention à sa sécurité.
Les jeunes quittent la famille vers l’âge de 2 à 3 ans.

Les grandes migrations

N’étant pas ruminant, le zèbre doit passer plus de 60% de son temps à paître pour s’alimenter. En effet, l’absence de rumination rend le transit intestinal rapide et l’assimilation des aliments superficielle : une grande quantité de végétaux est nécessaire pour renouveler l’apport quotidien en protéines.
Le zèbre est donc un véritable boulimique qui sait se contenter de tout : herbes, graminées, roseaux, feuilles ou écorces.
Il est peu sélectif. Par contre, et notamment le zèbre des plaines, l’eau est indispensable à sa survie. Il doit boire au moins une fois par jour.
Zebre qui boit
L'eau est indispensable à la survie du zèbre. © dinosoria.com
Le zèbre des plaines peut parcourir 15 km par jour uniquement occupé à brouter. A la saison sèche, les zèbres effectuent leur migration saisonnière. Ils peuvent effectuer des parcours de plusieurs centaines de kilomètres, à la recherche d’eau et de pâturages plus verts.
Le zèbre des plaines est le plus résistant et survit aussi bien dans la savane que dans les bois ou les terrains broussailleux.
Pendant la saison des pluies, une sous-espèce du zèbre des plaines, le zèbre de Grant, se rassemble par milliers d’individus dans les prairies du Serengeti pour une vaste migration vers la réserve de Masaï Mara au Kenya, distante de 200 km.
Migration des zebres
Grande migration des zèbres. © dinosoria.com
Ce voyage est plein de dangers. Les gués sont infestés de crocodiles et de nombreux prédateurs guettent la caravane de migrants.
Zebre noyé par un crocodile du nil
Crocodile du Nil en train de noyer un zèbre. © Emme Interactive
Le zèbre de montagne cherchera, lui, à s’élever vers les plus hauts plateaux. Le zèbre de Grévy est adapté à la vie dans les zones semi-désertiques. Il a l’habitude de creuser des trous dans les lits des rivières asséchées pour faire jaillir l’eau.

Le zèbre et l’homme

Bien que le zèbre des plaines peuple encore les savanes, les autres espèces ont vu leur population régresser, certaines ayant même disparu.
Pendant des siècles, en Afrique, un équilibre naturel permit aux hardes d’herbivores de coexister avec les tribus indigènes. Ces dernières ne se livraient à la chasse qu’en fonction de leurs besoins vitaux.
Zebre
Les populations de zèbres ont beaucoup décliné. © Emme Interactive
Avec l’arrivée des colons blancs, l’environnement a été complètement bouleversé. La chasse intensive a réglé le sort de nombreux quadrupèdes. Par exemple, deux sous-espèces de zèbres, le quagga et l’Equus quagga burchelli, ont été totalement exterminées.
Les quaggas, des zèbres de couleur beige, rayés seulement sur l’encolure et l’avant du corps, ont été décimés par milliers par les Boers, les colons hollandais implantés en Afrique australe.
Le dernier quagga en liberté a été abattu en 1878 et la race s’est définitivement éteinte en 1883 avec la mort de la dernière femelle dans un zoo d’Amsterdam.
L’Equus quagga burchelli peuplait le sud du Botswana et l’Etat d’Orange. La colonisation entraîna un véritable massacre et le dernier spécimen mourut en 1911.
Le zèbre de montagne a été sauvé in extremis de l’extinction grâce à une loi édictée en 1913.
Classification: Animalia. Vertebrata. Mammalia. Perissodactyla. Equidae. Equus

animaux sauvages (le loup)

le loup
Le loup est un mammifère carnivore de la famille des canidés. Deux espèces sont reconnues, le loup gris et le loup roux. Sa tête est plus large que celle du chien, ses yeux jaunes sont de forme oblique, sa gueule plus puissante est plus largement fendue que celle du chien. La pression de sa mâchoire est de 150KG au CM/2.
Chez le loup c'est son odorat qui est le sens le plus développé. A plusieurs kilomètres il peut sentir et reconnaître la nature de sa proie. Son odorat est 100 fois plus développé que celui de l'homme.
Le loup vit en société et la présence de ses congénères lui est indispensable. La meute se compose de 3 à 15 individus et chacun a sa place bien déterminée. La compétition est sévère dans la meute. Il faut se battre pour garder sa place, manger et trouver une compagne!
Le plus fort soumet le reste da la meute, il mange en premier et peut espérer une descendance en choisissant sa compagne! Chaque meute délimite son territoire qui atteint parfois jusqu'à 720km carré. Il arrive qu'on laissera passer un loup d'une autre meute, mais généralement les étrangers préfèrent s'abstenir.

Photo de loup
Le loup jappe, gronde, aboie, gémit et hurle. Le loup est l'animal le plus intelligent, chacun de ces sons a un sens particulier et sert à la communication entre eux. Les oreilles ont aussi leur langage. Si elles sont pointées c'est un signe d'agressivité. Rejetées en arrière indique une menace de combat.
Le loup consacre 10 heures par jour à la chasse. Il chassera seul le petit gibier, mais il rassemble la meute pour le gros gibier comme les élans, les bisons, et les caribous.
Le loup ne tue pas pour le plaisir, il tue pour survivre. Il s'attaquera aux sujets les plus faibles d'un troupeau. Il sert ainsi l'intérêt du troupeau en éliminant les plus faibles.

Photo d'un loup blanc
Le mâle est mature sexuellement à l'âge de 3 ans et la femelle à 2 ans. Seul le couple dominant aura une progéniture. Les autres sujets de la meute peuvent former des couples fidèles mais n'auront pas de progéniture. Castrés psychologiquement, ils peuvent être des parents de remplacement. La période d'accouplement s'étend du printemps à l'automne. La femelle donne naissance à 4 ou 7 louveteaux, mais la mortalité est élevée. Peu d'entre eux atteindront l'âge d'un an. Toute la meute prend part à l'éducation des petits en leur apprenant à manger de la viande bien souvent régurgitée par les plus âgés.
Il est faux de dire que les loups se multiplient trop, car la femelle n'est en chaleur qu'une fois l'an et qu'il n'y a que le couple dominant qui se reproduit. De plus 2 sur 4 petits survivront.


Photo de loups
On dit aussi que les loups tuent tous nos chevreuils, c'est complètement faux. Ils ne s'attaquent qu'aux plus faibles et ne réussissent qu'une fois sur dix à capturer l'animal. Ils maintiennent donc les troupeaux en santé.
Le mâle se nomme un loup, la femelle une louve et le bébé un louveteau.

mardi 25 novembre 2014

animaux sauvages (l'hyène)

hyène


L'histoire des hyènes est bien documentée par l'existence de nombreux fossiles. Elles partagent un ancêtre commun avec les mangoustes et les civettes et genettes ; la divergence entre leurs lignées se serait produite à la fin de l'oligocène, il y a 29 à 26 millions d'années. De fait, les ancêtres des hyènes ressemblaient aux civettes, petits mammifères nocturnes de la famille des viverridés, bas sur pattes, très élégants avec leurs airs de chat, leur nez pointu et leur longue queue. C'est le cas d'Ictitherium, qui vivait en Grèce il y a 26 millions d'années, ou de Plioviverrops, qui occupait l'Eurasie il y a 20 à 22 millions d'années.
Les hyénidés apparaissent il y a 18 millions d'années, au miocène inférieur ; elles se répandent rapidement en Eurasie puis font leur apparition en Afrique il y a 14 millions d'années. Aucune espèce ne dispose alors de mâchoires capables de broyer des os comme en ont les hyènes actuelles. Elles se diversifient ensuite en deux lignées, l'une conduisant au protèle (curieux cousin des hyènes se nourrissant principalement de termites), l'autre aux hyènes stricto sensu.
À la fin du miocène, il y a entre 7 et 11 millions d'années, il existait pas moins de 24 espèces de hyènes. Elles ont désormais l'allure que nous leur connaissons aujourd'hui. De cette époque date Adcrocuta eximia, une hyène robuste, la première connue à être capable de broyer des os.
Les genres actuels de hyènes, Hyaena, Parahyaena et Crocuta apparaissent en Afrique à la fin du pliocène (le plus vieux fossile connu est âgé de 3,7 millions d'années), suivi par le genre Proteles (le protèle) au début du pléistocène. Au cours du pléistocène, on connaît encore 9 espèces d'hyènes. Au pic de leur expansion, elles occupent toute l'Afrique, à l'exception des forêts denses humides, l'Europe et l'Asie. Pachycrocuta brevirostris, qui atteignait 1 mètre au garrot et avait la taille d'un lion (c'est le plus gros hyénidé connu), habitait l'Europe au pléistocène moyen, il y a environ un million d'années. Il y a quelque 120 000 ans, l'hyène des cavernes (Crocuta spelaea — ou, pour certains auteurs qui la considèrent comme une sous-espèce de l'hyène tachetée, Crocuta Crocuta spelea) est encore répandue dans une grande partie de l'Europe. Très semblable à l'hyène tachetée actuelle, elle est cependant deux fois plus grande et habite dans un environnement plus froid de prairies et de forêts.
Limitée aujourd'hui au continent africain et à une partie de l'Asie (Asie occidentale et centrale), la famille des hyénidés rassemble quatre espèces fort différentes : d'un côté, le protèle (Proteles), très amateur de termites ; de l'autre l'hyène tachetée (du genre Crocuta), et l'hyène rayée et l'hyène brune (du genre Hyaena).
Le milieu qui a véritablement favorisé le développement des hyènes est la savane. Son extension dans le courant du tertiaire s'est accompagnée de la prolifération des herbivores et de leurs prédateurs. Alors que les arbres de la forêt sont lents à pousser et ne se renouvellent que très partiellement chaque année, la savane a une productivité annuelle à l'hectare de dix à cinquante fois plus importante. L'abondance de ces pâturages est pour beaucoup dans la richesse de la faune africaine. Comme d'autres carnivores, les hyènes, et plus particulièrement les hyènes tachetées, ont bénéficié du nombre et de la diversité des proies. Leurs très grandes capacités d'adaptation, l'éclectisme de leur régime leur ont permis de se répandre sur les quatre cinquièmes de l'Afrique, du Sahel subdésertique jusqu'aux portes de la grande forêt.

Hyène tachetée (Crocuta crocuta)

 
Avec la tête et l'avant du corps puissants, le dos fuyant et le pelage souvent ébouriffé, l'hyène a une silhouette facilement identifiable. Le bout du museau est foncé et la fourrure présente des marques noires sur son poil brun-jaune.
Sa mâchoire est étonnamment puissante. Aucun autre animal ne peut infliger de pareilles morsures. Sur les 34 dents que possède l'hyène (par demi-mâchoire : incisives : 3/3 ; canines : 1/1 ; prémolaires 4/3 ; molaires : 1/1), les carnassières, c'est-à-dire la dernière prémolaire supérieure et la molaire inférieure, sont particulièrement développées. Sur la prémolaire, la pression atteint 800 kg, ce qui revient à 3 tonnes par cm2 ! Aucun os, même le plus dur, ne peut résister à une telle force.
Les sens de l'hyène sont bien aiguisés, en particulier son odorat et son ouïe. Ses grandes oreilles externes captent une large fréquence sonore, puisqu'elles sont sensibles à certains ultrasons.
Peu élégant dans sa démarche et dans son galop du fait que son arrière-train est plus bas que son train de devant, l'animal est cependant rapide et endurant. Il peut atteindre de 50 à 60 km/h et trotter sur de longues distances sans fatigue apparente.
La queue de l'hyène n'est pas très longue, mais elle forme une vraie touffe et sert de signal d'avertissement : dressée et ébouriffée, elle trahit l'état d'excitation de l'animal, prêt à attaquer ; ébouriffée et rabattue sur le bas du dos, elle indique un intérêt évident pour un congénère ; placée entre les jambes, elle signifie la soumission ou le désir de fuir.
Outre l'appareil génital externe de la femelle qui est très particulier et ressemble étrangement à celui du mâle, l'appareil digestif de l'hyène tachetée est caractéristique de l'espèce. La puissance de ses sucs gastriques d'abord, puis les facultés d'absorption de sa muqueuse intestinale lui permettent de récupérer des substances assimilables, non seulement dans les os mais aussi dans les fèces d'autres carnivores. En outre, si la nourriture est abondante, son estomac l'autorise à en ingérer des quantités considérables en un seul repas. Une telle faculté d'adaptation alimentaire est exceptionnelle et permet à l'hyène de vivre dans des milieux très différents et de survivre dans les conditions les plus défavorables, là où aucune autre espèce ne réussirait.
Les deux glandes anales de l'hyène ouvrent dans le rectum et servent au marquage. Ces glandes sécrètent une matière odorante caractéristique de chaque individu. Après avoir reniflé un brin d'herbe, l'animal le fait glisser sous son ventre, sans doute pour exciter la glande anale, puis le dirige jusqu'à celle-ci qui sort alors vers l'extérieur du rectum pour le marquage. Chez l'hyène brune, la sécrétion est double : l'animal dépose sur la tige une matière blanche au-dessous d'une matière noire.
Hyène rayée (Hyaena hyaena)
Plus petite que l'hyène tachetée : de 30 à 40 kg. Mâle plus lourd que la femelle.
Identification : tête plus fine que celle de l'hyène tachetée ; mâchoire et dents également puissantes. Oreilles très pointues. Pelage gris, zébré de noir sur les côtés de la tête, le dos et les flancs. Bout du museau, gorge et bas des pattes noirs. Des poils plus longs autour du cou et sur l'échine lui font une sorte de crinière.
Répartition : de la Mauritanie à l'Inde et de l'Asie centrale à l'Afrique orientale (ne dépasse pas la Tanzanie vers le sud). Contrairement à l'hyène tachetée, l'hyène rayée est moins dépendante de l'eau, ce qui lui permet de coloniser des régions arides comme la bordure nord du Sahara, le Moyen-Orient et la péninsule arabique. Elle y habite les zones rocheuses qui lui fournissent de nombreux abris.
Alimentation : nettement plus omnivore que l'espèce tachetée, elle consomme des mammifères, des fruits, des insectes et des reptiles. Elle chasse les petites proies et mange les espèces de plus grande taille sous forme de charognes.
Comportement : l'hyène rayée vit essentiellement en solitaire ou en famille (couple et jeunes). Dans ce dernier cas, les femelles n'ont pas un rôle dominant vis-à-vis des mâles et les deux sexes sont parfaitement différenciés.
De mœurs nocturnes, l'hyène rayée parcourt chaque nuit des kilomètres (beaucoup plus que l'hyène tachetée) pour trouver sa nourriture. Ce faisant, elle rencontre de nombreux individus de son espèce qu'elle salue en laissant renifler ses glandes anales par son congénère. Sans défendre véritablement un territoire, les animaux ont tendance à effectuer un marquage autour des lieux où ils se rencontrent.
Les hyènes rayées sont peu bruyantes dans les régions où elles cohabitent avec les hyènes tachetées, mais elles le sont bien davantage quand elles sont seules, comme au Moyen-Orient ou en Inde. La mise-bas a lieu dans un terrier après seulement 90 jours de gestation. Peu précoces, les nouveau-nés sont sourds et aveugles pendant les premiers jours, mais leur pelage et leur coloration sont déjà identiques à ceux de l'adulte. La femelle est dotée de six mamelles pour nourrir les 1 à 6 jeunes de chaque portée. Très vite, le père, la mère ou les jeunes d'une portée précédente apportent de la nourriture au terrier. Le sevrage a lieu vers 3 ou 4

Hyène brune (Hyaena brunnea)

Un peu plus grande que l'hyène tachetée, elle donne davantage une impression de puissance : de 35 à 50 kg. Mâle légèrement plus lourd que la femelle.
Identification : pelage brun foncé avec de longs poils sur le dos et les flancs et une collerette claire en arrière de la tête.
Répartition : remplace l'hyène rayée en Afrique australe. On la rencontre essentiellement autour des déserts de Namibie et du Kalahari ainsi que dans les zones subdésertiques voisines.
Alimentation : l'hyène brune mange un peu de tout, mais semble mal adaptée à la chasse. Ses tentatives de capture de springbok, cette petite antilope d'Afrique australe, sont le plus souvent vaines, même s'il s'agit d'un faon. Aussi préfère-t-elle parcourir les grèves et les plages de Namibie à la recherche de cadavres rejetés par la mer : poissons, oiseaux, cétacés ou otaries. Elle fait également son affaire des charognes qu'elle trouve à l'intérieur des terres et même des ordures ménagères de certaines villes comme Johannesburg ou Pretoria. Elle se repaît aussi de petites proies (rongeurs, lézards, insectes) et de fruits, comme les coloquintes, qui lui apportent de l'eau.
Comportement : les hyènes brunes vivent solitaires dans le cadre de petits groupes familiaux occupant des territoires de 200 à 600 km2. Les groupes sont composés de 4 à 6 adultes et, selon les saisons, d'un nombre variable de jeunes. L'espèce est franchement nocturne, parcourant près de 30 km par nuit à la recherche de nourriture. Les comportements rituels de prise de contact (érection de la crête dorsale, reniflement de la tête et des glandes anales, mordillements...) sont très variables selon le sexe, le clan ou la personnalité des individus qui se rencontrent. Les séquences de marquage sont très développées. La poche anale de l'hyène brune forme un sillon dans lequel la tige de graminée glisse et reçoit deux gouttes de substance pâteuse. La première goutte est blanche et la seconde, placée juste au-dessus de la première, est noire. L'animal effectue en moyenne deux ou trois marquages par kilomètre et davantage en périphérie du territoire.
La reproduction de l'hyène brune ressemble à celle de l'hyène rayée, mais la femelle n'a que quatre mamelles.

Protèle (Proteles cristatus)

Espèce la plus originale de la famille, le protèle ressemble à une petite hyène en nettement plus léger : de 8 à 12 kg.
Identification : silhouette fine, museau pointu et délicat. Pelage jaune clair à roux ; longs poils sur le dos et les flancs, crinière sur l'encolure. La mâchoire, très différente de celle des autres hyénidés, n'a parfois que 24 dents : les canines ressemblent à des crocs, mais les molaires et les prémolaires sont minuscules et coniformes. Non fonctionnelles, elles peuvent même manquer totalement chez certains animaux.
Répartition : Est et Sud de l'Afrique, avec entre les deux une zone de 1 500 km d'où les protèles sont absents. Le climat actuel doit y être trop humide pour eux.
Alimentation : se nourrissant essentiellement de termites, le protèle capture ses proies en léchant le sol à brefs coups de langue. Même s'il avale en même temps beaucoup de terre, sa salive est suffisamment collante pour bien attraper les insectes. Certaines espèces ont sa préférence. En été, en Afrique australe, il chasse la nuit les Trinervitermes qui se déplacent en colonies à la surface du sol. En une nuit, un protèle peut consommer 200 000 termites. En hiver, il chasse de jour les Hodotermes, seules proies alors disponibles.
Comportement : comme les colonies de termites sont dispersées, chaque protèle parcourt seul son domaine à la recherche de sa nourriture. En même temps, il le marque régulièrement comme le font les autres hyénidés. On compte 120 marques déposées en 2 heures en zone frontalière contre seulement 1 marquage toutes les 20 minutes en région plus sûre. En cas de disette, les animaux peuvent se regrouper et se nourrir ensemble, ce qui évite les dépenses d'énergie inutiles liées aux conflits et augmente les chances de succès. Les affrontements territoriaux reprennent à l'époque de la reproduction. Les mâles parcourent alors de grandes distances à la recherche de femelles en chaleur qui, elles, restent sur leur territoire.
Les jeunes viennent au monde nus et sans défense après 3 mois de gestation. Ils restent un mois et demi à 2 mois dans le terrier avant de sortir. Un mâle participe souvent à leur élevage, les gardant quand la femelle part se nourrir. Il s'agit habituellement d'un animal vivant sur le territoire voisin et qui n'est pas forcément le père. Les jeunes commencent à goûter aux termites vers 3 ou 4 mois et sont indépendants à la saison des amours suivante.
C'est une espèce polygame. Les femelles matures donnent habituellement naissance à un ou deux petits par an après une période de gestation de 110 jours. Les petits naissent dans les terriers que la famille occupe toute l'année. Les mâles n'ont aucun rôle parental. Les petits viennent au monde les yeux ouverts et capables de se déplacer. Ils sont d'un noir charbon et possèdent leurs canines et incisives. Ils montrent dès leur naissance un fort caractère agressif.

À neuf mois, ils mangent de la viande. À l'âge de la puberté, les jeunes mâles émigrent et rejoignent d'autres clans dans lesquels ils peuvent tenter de s'imposer.
En savoir plus sur http://www.pratique.fr/hyene-hyenes.html#mfsq0ZWQIiZsKy6P.99

animaux sauvages (le puma)

puma
Le puma est un félin qui vit sur le continent américain. Il est parfois appelé couguar oulion des montagnes. Il vit dans des régions très différentes, de la forêt à la prairie en passant par le désert. Le puma est un animal difficile à observer et solitaire.
Le pelage du puma est uniforme. Sa couleur va du brun roux dans les régions tropicales au gris jaune dans les régions arides. Le dessous du corps est plus clair, allant de la couleur crème au blanc. La longueur des poils dépend du milieu naturel dans lequel l'animal vit : ils sont rudes et courts dans les régions chaudes et longs dans les régions froides.
En moyenne, le mâle mesure entre 1 mètre et 2,30 mètres, le record étant de 2,90 mètres, queue comprise. Celle-ci représente un tiers de la taille de l'animal. La masse du puma est comprise entre 28 et 103 kg ; le plus gros individu connu pesait 120 kg. Sa taille varie de 60 à 76 cm à hauteur à l'épaule. La femelle est plus petite et moins lourde. En outre, les espèces de pumas se différencient par leur taille : les plus grands spécimens vivent dans lesMontagnes Rocheuses et en Patagonie, alors que l'on rencontre les plus petits dans les régions proches de l'équateur.
La silhouette du puma est fine et musclée et son postérieur est plus haut que sa tête ce qui lui permet de sauter facilement. Sa longue queue (entre 53 et 81 cm), plus foncée à son extrémité, est l'une des caractéristiques du puma. Enfin, il possède des griffes longues, pointues et rétractiles et quatre doigts. Ses pattes de derrière sont plus larges et puissantes que celles de devant, ce qui lui permet de bondir efficacement et d'avancer aisément dans la neige ou sur un terrain escarpé.
Le puma possède une petite tête de forme arrondie munie d'oreilles courtes et écartées qui lui donnent une ouïe exceptionnelle. La puissance de ses mâchoires est plus grande que celle de n'importe quel chien. La fourrure du menton est blanchâtre ainsi que le museau. La truffe est rose et son odorat est très développé. La couleur des yeux varie du vert au jaune ambré et son champ de vision est très large. Le puma est capable de bien voir dans l'obscurité.
Le puma peut courir jusqu'à 50 km/h, c'est-à-dire beaucoup moins vite qu'un guépard. Mais ses qualités physiques lui permettent de franchir jusqu'à sept mètres d'un bond à partir d'une position fixe, et sauter jusqu'à deux mètres cinquante en hauteur. Il se déplace en silence. C'est un animal qui nage bien, mais il ne le fait qu'en cas de menace. Pour les besoins de la chasse ou en cas de menace, il est capable de grimper aux arbres et de faire preuve d'une grande agilité. Le puma a peu de prédateurs, mais en Amérique centrale et Amérique du Sud, il peut être attaqué par le jaguar.
Les cris du puma diffèrent selon les circonstances : ils peuvent être très aigus et ressemblés à un sifflement en période de rut ; ils peuvent faire aussi penser à un fort ronronnement. Enfin, pendant la saison de l'accouplement, les pumas émettent des sortes de miaulements puissants. Le puma ne rugit pas contrairement au lion.


Les pumas chassent seuls, à l'aube ou au crépuscule, le jour en montagne. Ils traquent leur proie et l'approchent par derrière. Les pumas peuvent fondre sur un animal du haut d'une branche : c'est la chasse à l'affût. Ils tuent leur proie en mordant la base du crâne, brisant ainsi le cou de leur victime. Ils peuvent ainsi s'attaquer à des animaux beaucoup plus gros qu'eux. Ils enterrent ensuite la carcasse ou la recouvrent partiellement afin de la protéger quelques jours avant de revenir pour s'en nourrir.
Les pumas attaquent rarement l'Homme, mais cela peut arriver, surtout lorsque des personnes s'aventurent dans des zones sauvages et privent le puma de ses proies habituelles.
À la naissance, les pumas pèsent de 600 à 800 grammes et ont un pelage brun jaunâtre avec des points noirs ou marron qui disparaissent vers l'âge de 16 mois. Les chatons ouvrent les yeux à dix jours et mangent de la viande à six semaines, mais l'allaitement dure plus de trois mois. Il arrive qu'un mâle attaque et tue les chatons. Dans son environnement naturel, un puma vit environ huit à dix ans ; en captivité, sa longévité peut dépasser 25 ans.
Les civilisations précolombiennes respectaient le puma comme un dieu ou un être surnaturel, à l'instar du jaguar. Pour les Incas, lors des éclipses de Soleil, Int, dieu du soleil était dévoré par un monstre céleste assimilé à un puma. Les Anasazis lui vouaient un culte.